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L’ENFANT NOMMÉ AVENIR : CRITIQUE D’UNE ÉDUCATION SEXUELLE SOUS INFLUENCE

Des origines de la sexologie moderne aux programmes scolaires actuels, une enquête retrace les fondements idéologiques de l’éducation sexuelle contemporaine et interroge leurs effets sur la protection de l’enfance, la famille et l’avenir des sociétés.

Silhouette d’un enfant lisant devant un ciel lumineux et une ville à l’horizon.
L’enfance ne constitue pas seulement un âge de la vie, mais le lieu où se dessinent les choix d’une civilisation. Les débats sur son éducation engagent déjà l’avenir.

DE KINSEY À L’ÉCOLE MATERNELLE : LA GENÈSE D’UNE SUBVERSION

Le livre Sexologie et mensonges, signé Marion Sigaut, se présente comme un essai documenté, frontal et sans concession sur les origines idéologiques de la sexologie moderne. L’auteure y mène une enquête nourrie d’archives, de travaux critiques et de son propre témoignage, pour dénoncer ce qu’elle considère comme une imposture scientifique ayant accouché d’une révolution sexuelle délétère.

L’œuvre pivote autour de la figure d’Alfred Kinsey, biologiste américain dont les rapports sur le comportement sexuel, publiés dans les années 1940 et 1950, ont profondément influencé les politiques éducatives occidentales. Kinsey prétendit offrir une photographie objective de la sexualité humaine. Mais selon Sigaut, ses méthodes, récoltes de données biaisées, échantillons comportant des délinquants sexuels, absence de rigueur éthique, relèveraient davantage de la manipulation idéologique que de la science. Cette critique est reprise et approfondie par Judith Reisman, universitaire américaine qui, dans un combat solitaire et opiniâtre, dénonça pendant plus de 30 ans l’édifice Kinsey comme fondé sur l’abus d’enfants, la distorsion méthodologique et la collusion avec certains cercles militants.

Sigaut embrasse cette critique et la prolonge vers les conséquences historiques et politiques qui s’en sont suivies : légalisation de l’avortement, promotion de la contraception, institutionnalisation d’une éducation sexuelle présentée comme neutre, mais fondée, selon elle, sur des présupposés nihilistes. L’auteure évoque aussi les mécanismes institutionnels (comme le planning familial) par lesquels cette nouvelle norme morale aurait été imposée aux peuples, sous couvert d’émancipation.

L’ÉCOLE COMME VECTEUR DE DÉCONSTRUCTION : LE CAS DU PROGRAMME FRANÇAIS

À la lumière de ces thèses, la réforme de l’éducation à la sexualité, validée par l’ancienne ministre de l’Éducation, Anne Genetet, prend une résonance particulière. Notez qu’Élisabeth Borne, actuelle ministre de l’Éducation nationale, défend fermement le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS), qu’elle juge « absolument indispensable ». Ce programme, prévu pour être mis en œuvre dans tous les établissements scolaires à la rentrée 2025, aborde dès la moyenne section de maternelle ce que ses critiques décrivent comme l’introduction de la théorie du genre. Les élèves seraient ainsi invités à comprendre que le choix d’une activité ou les goûts ne sont pas prédéterminés par le sexe. Le programme inclut également l’identification des différentes formes de cadres familiaux, introduisant ainsi la notion de familles homoparentales et la pluralité des choix possibles.

Si l’on en croit les documents officiels, l’objectif est de déconstruire les stéréotypes et d’ouvrir l’imaginaire des enfants à toutes les configurations possibles de l’identité et de la parentalité. L’intention, affichée comme bienveillance, est pourtant jugée préoccupante par plusieurs professionnels de l’enfance.

AI Act et surveillance juridique de la société
L’AI Act prétend encadrer l’intelligence artificielle mais installe un quadrillage juridique et technique. Sous couvert de protection, les exceptions autorisent une captation généralisée et transforment le droit en instrument de surveillance.

Le docteur Christian Flavigny alerte sur les risques de confusion identitaire que ces enseignements peuvent provoquer chez des enfants dont la construction psychique est encore en pleine formation. Le pédopsychiatre Maurice Berger s’interroge sur le bien-fondé d’introduire si tôt des sujets comme la procréation assistée ou les transitions de genre. D’autres voix, comme celle de Sophie Audugé, estiment que toute éducation sexuelle avant l’entrée au collège constitue un abus de pouvoir éducatif.

Ces critiques convergent vers une même inquiétude : l’école ne serait plus un sanctuaire, mais un laboratoire idéologique. Ce basculement répond à une logique de transformation anthropologique profonde, amorcée dès Kinsey.

DU MODÈLE BELGE EVRAS AU TRANSHUMANISME : UNE CONTINUITÉ IDÉOLOGIQUE

Le film documentaire EVARS : que veulent-ils vraiment ? prolonge cette critique en retraçant la généalogie idéologique du programme français d’éducation sexuelle, calqué sur le modèle belge EVRAS. Produit par le collectif Réinfo Liberté Oise, le film s’appuie sur le texte Histoire de l’imposture des droits sexuels et de l’éducation à la sexualité (2018) et révèle la filiation entre les travaux d’Alfred Kinsey et les politiques contemporaines. Selon les réalisateurs, la collecte de données sur la sexualité infantile par Kinsey, financée par la Fondation Rockefeller, aurait mêlé immoralité et manipulation scientifique, certaines sources provenant de délinquants sexuels liés à des expérimentations psychiatriques. Après sa mort, l’Institut Kinsey aurait influencé la création du SIECUS en 1964 et, plus tard, la Déclaration des droits sexuels de 2008, qui fonda la doctrine des « droits sexuels ».

Le film dénonce la confusion entretenue entre absence de violence et consentement, ainsi que la valorisation d’un enfant prétendument capable de déterminer son propre plaisir. Cette inversion normative, selon lui, mine le principe même de protection des mineurs et prépare une reconfiguration sociale plus vaste : la substitution de la famille par un modèle hédoniste et technocratique. En évoquant l’univers d’Aldous Huxley, les auteurs y voient le glissement d’une pédagogie émancipatrice vers une ingénierie anthropologique fondée sur la maîtrise du corps et de la procréation, prélude à une société eugéniste et transhumaniste. Ainsi, derrière l’humanisme de façade des politiques éducatives, se profilerait une mutation où l’éducation sexuelle devient instrument de contrôle biologique et culturel.

UN CADRE INTERNATIONAL SOUS INFLUENCE : L’OMS DANS LA LIGNE DE MIRE

L’Organisation mondiale de la santé n’échappe pas à la critique. Ses détracteurs relèvent que son guide officiel sur l’éducation sexuelle, les Standards pour l’éducation sexuelle en Europe (OMS-Europe, 2010), destiné aux décideurs politiques et éducatifs, préconise une sensibilisation à la sexualité dès la naissance. Ils soulignent que le document évoque, pour la tranche des moins de 4 ans, le plaisir auto-érotique, la masturbation infantile précoce et l’exploration des identités de genre. Le choc de ces recommandations, largement reprises dans des documents de travail au Royaume-Uni, a provoqué l’indignation de nombreux parlementaires et associations familiales.