De CrowdStrike au Health Data Hub, la sécurité devient dépendance. Cybersécurité, santé, cloud et commande publique révèlent un même risque : qu’au nom de la stabilité, la souveraineté numérique se dissolve dans le verrouillage.
L’Europe affirme sa souveraineté tout en dépendant des infrastructures, technologies, paiements et arbitrages stratégiques d’autres puissances. Une dépendance économique, numérique et institutionnelle qui prend progressivement la forme d’une vassalisation.
Nagashino, Univers 25, Hasekura : trois récits pour tester une idée simple. Une rupture ne devient révolution que si technique, organisation et culture changent ensemble. Sinon, l’innovation reste fragile ou tourne à l’impasse.
McKinsey visé par une saisie de 65 millions d’euros, cabinets de conseil automatisés, récits médiatiques verrouillés, sanctions et IA : une enquête sur le glissement d’une démocratie gouvernée par des citoyens vers un monde administré par des procédures.
À partir d’une scène de violence ordinaire envers un chien, cet article interroge la frontière entre sauvetage, possession et maltraitance. Il confronte ces gestes quotidiens au droit mexicain, à l’affaire Rocky et à une question centrale : protéger un animal suffit-il si on lui retire sa liberté ?
DSA, EMFA, « manipulations internes », sanctions américaines : l’Europe encadre l’information et Washington riposte. Entre protection juridique et liberté administrée, la bataille est devenue transatlantique.
L’Europe finance une puissance américaine qui lui impose ses conditions, tout en dépendant de la Chine pour ses matières premières critiques. Commerce, énergie et intelligence artificielle dessinent une double tutelle qui vide sa souveraineté de sa substance.
Et si le vrai risque de 2027 n'était pas la dictature, mais l'usure des contre-pouvoirs ? D'Attal à Mélenchon, un même réflexe : lever les obstacles. Or Parlement, juges et presse sont faits pour empêcher. Reste à savoir combien de freins la France gardera sur ceux qui la gouverneront.
En septembre 2025, Google a écrit au Congrès que le pouvoir américain l’avait pressé de censurer des contenus qui ne violaient aucune de ses règles. La lettre concède la pression, nie la soumission, ne s’excuse de rien. Chronologie d’un dispositif qui n’a jamais eu besoin d’interdire.
Édouard Philippe sert des frites, Gérald Darmanin sale, les caméras filment. Emmanuel Carré décortique une politique devenue spectacle : la scène n’a plus besoin d’être crédible, seulement commentable, jusqu’à faire du making-of une preuve d’authenticité.
Pourquoi obéissons-nous à des règles dont le sens nous échappe ? Des attestations de sortie aux réponses de l’intelligence artificielle, Emmanuel Carré interroge les mécanismes d’adhésion et la place du doute. Que reste-t-il alors du débat contradictoire ?
Et si le temps n’était ni unique ni linéaire ? De la théorie des trois dimensions temporelles au décodage de la parole intérieure et au sommeil biphasique, cet article distingue données établies, hypothèses et seuils encore à tester.