Belge, enseignante de français depuis 1994 sur deux continents, autrice d'articles publiés depuis 2015. Une conviction : l'analyse est un acte politique. Ici, les mots servent la lucidité.
Une Atari de 1977 bat ChatGPT aux échecs : l’anecdote devient parabole. Derrière la prouesse statistique, une tentation, déléguer à des machines sans corps ni responsabilité ce qui n’appartient qu’à l’humain. Contre l’abdication de la pensée, l’école reste le dernier rempart.
Face au chaos, la rigidité fracture tandis que l’élasticité transforme. De l’art à l’intelligence artificielle, de Jane Austen à Héraclite, une même logique apparaît : changer sans se trahir, plier sans rompre, survivre sans se figer.
Câbles sous-marins, flottes autonomes, IA de détection : sous la surface des océans se joue une guerre invisible pour le contrôle des infrastructures mondiales. Entre Chine, États-Unis et Europe, la mer révèle les rapports de force du XXIᵉ siècle.
Poète, dessinateur, aphoriste, fondateur de la revue Le Pot aux roses en 1965, bibliographe aux cent mille annotations, animateur des Mardis de Port-Royal pendant près de vingt-cinq ans, Patrick Coppens
WhatsApp glisse de la messagerie intime vers la plateforme publicitaire, l'IA prédictive s'invite dans nos décisions, et nos liens échappent de moins en moins à l'algorithme. Quand l'attention devient matière première, la liberté se résume peut-être à une faculté : savoir dire non.
Des formations aux accompagnements professionnels, certaines CGV imposent des obligations déséquilibrées, limitent les recours et verrouillent les remboursements. Analyse des mécanismes juridiques qui transforment parfois un contrat en piège pour les indépendants.
Premier épisode de la chronique mensuelle de La Voix qui libère avec Oussama Ammar.
Treize voyages au Japon. Un documentaire intitulé Ma (間), le bruit du silence. Et une conviction
De la monnaie programmable à la centralisation politique, en passant par le pouvoir technologique et les inégalités mondiales, une même logique se dessine : la réduction progressive de l’autonomie humaine et l’effacement du sujet libre.
Une IA qui ment et manipule, une autre qui console et apaise : deux figures opposées qui procèdent d’une même abdication. Dans les deux cas, la liberté humaine recule. Reste une question : non pas quelle IA nous voulons, mais quelle humanité sommes-nous prêts à redevenir ?
On nivelle les patrimoines d’un côté, les esprits de l’autre. De l’impôt mondial de Piketty à l’école livrée à l’algorithme, du Québec à la Belgique, anatomie d’une même dépossession des peuples, qui n’a plus besoin de murs ni de miradors pour avancer sous les traits de la vertu.
Sous des atours techniques, l’IA façonne des normes invisibles et s’étend jusqu’aux infrastructures vitales. Pendant que l’Europe régule sans incarner, le paradigme Absolute Zero promet un raisonnement sans mémoire humaine. L’infrastructure devient pouvoir : le silence narratif est un renoncement.
Depuis plus de mille ans, les Bajau plongent à mains nues dans les eaux d’Asie du Sud-Est. Leur corps a évolué jusqu’à la rate. Mais leur monde s’efface sous les filets motorisés et les cartes administratives. Une souveraineté qui ne s’écrit pas en droit, mais en souffle.