Belge, enseignante de français depuis 1994 sur deux continents, autrice d'articles publiés depuis 2015. Une conviction : l'analyse est un acte politique. Ici, les mots servent la lucidité.
Une nouvelle caste de dirigeants instrumentalise le chaos et l’algorithme pour asseoir sa domination. Face à la lecture saisissante de Giuliano da Empoli et au pragmatisme de Henry Farrell, une conviction se dessine : ce n’est pas l’heure des prédateurs, c’est celle des défenseurs.
Quand l’orthographe devient « discriminante », l’IA un tuteur de la docilité et l’Histoire un récit lissé, l’école cesse de transmettre pour mieux soumettre. Une enquête sur le nivellement organisé et ses architectes, de Paris à Montréal.
De Sénèque à Proust, treize voix pour une seule vérité : la lettre est l’espace où la pensée ose ce que la tribune interdit. Une généalogie de la dissidence, de la liberté et de l’humanisme.
À travers une allégorie saisissante, Anne-Emmanuelle Lejeune relie neurosciences, peur existentielle et gouvernement contemporain des sociétés. Une réflexion sur les mécanismes invisibles qui transforment l’angoisse en instrument de contrôle collectif.
Cinq jours séparent la publication de l’article LES LETTRES LIBRES du 25 avril 2026 et un post LinkedIn qui en reprend sept éléments structurels sans citation. Anatomie d’une captation algorithmique dans la presse francophone indépendante, à l’âge des modèles de langage.
Entre la réalité construite par les algorithmes et le vrai qui dérange, Anne-Emmanuelle Lejeune interroge la nouvelle économie du soupçon. France Travail, profilage automatisé, ingénierie sociale : la liberté n'est plus interdite, elle est rendue impossible par le confort.
Anne-Emmanuelle Lejeune revisite la catastrophe climatique de 536 et interroge les fondements du récit climatique contemporain, entre cycles naturels, critiques du GIEC, rôle du soleil et dérive politique du consensus écologique.
L’intelligence artificielle prolonge des rapports de domination en assignant au féminin une fonction d’assistance. Derrière l’illusion de neutralité, elle encode des hiérarchies anciennes et diffuse un modèle de soumission sans conflit.
Trente-six heures aux urgences d’un hôpital public mexicain. Aucun lit, des chaises métalliques, un traitement jamais administré et une décharge signée pour fuir. Récit d’observation comparée d’un système où l’attente devient rétention.
L’époque voit émerger un pouvoir sans médiation où l’ego remplace l’institution et où la guerre devient un levier économique. Entre polarisation organisée et conflits externalisés, la tension s’impose comme moteur durable de domination.
L’intelligence artificielle générative simule la cohérence sans accéder au réel. Entre hallucination, instabilité et influence diffuse, elle transforme notre rapport au savoir et menace la diversité intellectuelle, jusqu’à poser un risque démocratique et civilisationnel.
Un ouvrage mobilise Orwell pour dénoncer les attaques contre la science. Mais la critique oublie que la novlangue est d’abord institutionnelle. Entre censure algorithmique, langage normatif et capture politique du savoir, la figure d’Orwell change de camp.