Finance privée, géants technologiques, guerre cognitive et infrastructures critiques : la souveraineté se fragmente entre acteurs privés, États et systèmes algorithmiques. Un essai sur les nouveaux centres de pouvoir et leurs dépendances.
Du corso barbaresque à Bonaparte, puis aux « corsaires numériques » de 2026, l’article suit une même grammaire de puissance : légitimer certains acteurs, en disqualifier d’autres et redessiner les frontières de la souveraineté.
Du Québec à la France et à la Belgique, les petits chefs de l’éducation font primer les procédures sur la transmission. Bureaucratie, conformisme et mépris des savoirs transforment écoles et universités en casernes où la liberté de penser devient suspecte.
L’un a dit non, l’autre a dit oui, à partir des mêmes informations. Comment l’obéissance devient soulagement, puis adhésion, jusqu’à ce que la contrainte cesse de venir d’en haut pour passer par nous. Sommes-nous libres s’il nous faut que l’autre choisisse comme nous ?
Du compas des bâtisseurs au code des interfaces, le savoir s’est détaché du geste qui lui donnait sens. La disparition des métiers transmis, de l’écriture cursive et de la maîtrise technique révèle une même dépossession de la main, de la mémoire et de l’autonomie.
Des Five Eyes à l’affaire Plame, la confiance qui fonde le renseignement occidental devient conditionnelle. Secrets retenus, alliés écartés et refus de complicité révèlent une loyauté accordée ou retirée selon l’intérêt politique du moment.
Face à l'appel de Dorsey et Musk à abolir la propriété intellectuelle se révèle une double menace : les géants de l'IA qui pillent les œuvres et les États qui fragilisent économiquement les créateurs. Entre Munich, Pékin et Bruxelles, la dignité du créateur se défend.
Les diplomates furent longtemps des écrivains. Leur disparition révèle l’effacement d’une culture du mot juste, de l’école aux chancelleries. Défendre la langue, c’est préserver notre capacité à penser le réel et une forme essentielle de souveraineté intellectuelle.
Les slogans de la campagne québécoise révèlent davantage que les intentions des partis. Derrière des formules appauvries se dessine une certaine conception du citoyen, de sa capacité d’attention et de son aptitude à comprendre la complexité.
Michel Maffesoli nous envoie Mes Tribus. Plutôt qu’un éloge, une mise à l’épreuve : le sociologue fournit la généalogie du consentement, du mythe du Progrès à la trahison des clercs ; LES LETTRES LIBRES en tient les pièces. Où il dit réenchantement, nous disons vérification.